L’expression des valeurs au secours de la tolérance et de la liberté

Dans un contexte où la tolérance est en passe de devenir la valeur centrale de notre société est-il de bon aloi d’affirmer ses convictions, de les partager, voire, audace suprême, de prétendre à une hiérarchie de valeurs ?
Une telle proposition est-elle assimilable au fondamentalisme ou au prosélytisme ? N’est-elle pas une attaque à la liberté de penser, la tolérance, la démocratie ?

Béatitudes

Une autre manière d'entendre les Béatitudes. Par Maurice Bellet.

Le valeurs universelles - Shalom Schwartz

Cette théorie traite des valeurs de base que les individus reconnaissent comme telles dans toutes les cultures. Elle identifie dix valeurs de base, différentes en termes de motivations, et décrit la dynamique des oppositions et des compatibilités entre elles. Certaines valeurs sont en opposition avec d’autres (par exemple la bienveillance s’oppose au pouvoir) tandis que d’autres vont de pair (par exemple la conformité et la sécurité). La « structure » des valeurs rend compte de ces relations d’opposition et de compatibilité entre valeurs, et non pas de leur importance relative. Si la structure des valeurs est similaire dans des groupes appartenant à des cultures différentes, cela permet de penser qu’il existe une organisation universelle des motivations humaines. Bien sûr, même si ces types de motivations humaines, dont les valeurs sont l’expression, ainsi que la structure des relations qu’elles entretiennent les unes avec les autres sont universels, les individus et les groupes se distinguent nettement les uns des autres quant à l’importance relative qu’ils attribuent à leurs différentes valeurs. En d’autres termes, les personnes et les groupes ont différentes « hiérarchies » ou « priorités » de valeurs.

Le partage

Plaquette du Groupe de Rencontres et d'Actions Inter-Religieuses. Une vision juive, chrétienne et musulmane.

Cours de morale fondamentale

Notes du cours d’éthique générale donné en 2014 à l’Institut supérieur de théologie de Tournai, par Christophe Cossemans.

La tolérance est-elle un risque pour la démocratie ?

Quelles sont les limites de la tolérance pour une démocratie ? Faut-il tolérer les intolérants et faire entrer à l'Assemblée des opposants au régime d'assemblée ? Raphaël Enthoven s'entretient avec Marc-Antoine Dilhac, professeur d'éthique et de philosophie politique, auteur de « La tolérance, un risque pour la démocratie ? - Théorie d'un impératif politique ».

Faut-il tolérer les intolérants et faire entrer à l'Assemblée des opposants au régime d'assemblée ? « Tolérer », n'est-ce pas, par ailleurs, accepter avec une forme de dégoût retenu ? Et que serait-ce véritablement qu'« accepter » ? Avec Marc-Antoine Dilhac, auteur de La tolérance, un risque pour la démocratie ? - Théorie d'un impératif politique (Éd. Vrin, 2014).

À quelle distance sommes-nous de l'esprit des lumières ?

L'esprit des Lumières promeut l’autonomie de l’entendement et la primauté de l’esprit scientifique. Il pose également la finalité humaine de nos actes – on ne vise pas Dieu, mais les hommes –, et l’universalité, notamment celle des droits de l’homme. Nous nous considérons volontiers comme les héritiers des Lumières. Mais à quelle distance sommes-nous réellement de leur esprit ? Sur la vérité et le progrès, par Étienne Klein.

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