Version imprimableSend by email

(Par Yves Lessens et Laurent Miller mai 2015)

Vers le document en pdf.

Les quelques pages qui suivent vous proposent une série de réflexions théologiques disparates autour du thème très général de la nourriture. Comment exploiter ce thème de manière ET théologique ET proche des enfants dans nos classes ? Voici quelques pistes et idées. Il va de soi qu’elles ne sont pas exhaustives.

Chaque titre reprend deux-trois pistes de réflexion à mener avec les élèves. Il n’est pas nécessaire de reprendre l’entièreté de ces pistes pour mener à bien le travail d’un texte en classe. Mieux vaut choisir la piste la plus adaptée au groupe et la travailler en profondeur.

Ces pistes ne constituent pas des synthèses à faire étudier aux élèves et ne comportent pas de consigne de tâches pédagogiques. Elles sont rassemblées ici pour vous donner des idées, vous mettre en mouvement.

Toutes les citations viennent de la traduction de la Bible en français courant.

 

Jésus mange chez les pécheurs (convivialité – non-jugement/accueil)

Jésus prenait un repas dans la maison de Matthieu ; beaucoup de collecteurs d'impôts et autres gens de mauvaise réputation vinrent prendre place à table avec lui et ses disciples. Les Pharisiens virent cela et dirent à ses disciples : « Pourquoi votre maître mange-t-il avec les collecteurs d'impôts et les gens de mauvaise réputation ? » Matthieu 9, 9-11

Les détracteurs de Jésus ne s’y trompent pas : partager un repas avec quelqu’un est un signe d’amitié, ou au minimum de reconnaissance mutuelle. Accueillir quelqu’un à sa table, comme accepter une invitation à manger, c’est signifier une familiarité, un compagnonnage, une amitié. Qu’il nous suffise de voir avec qui nous partageons les repas, quelles sont les personnes que l’on a envie d’inviter chez soi. Des personnes que l’on apprécie ou que l’on reconnaît comme pairs.

La table crée donc une communauté. Partager un repas, ce n’est pas seulement manger, nourrir le corps, c’est également se nourrir de la présence des autres, c’est partager un moment ensemble, parler, s’écouter, tisser du lien. On pourrait regarder les différents moments de repas et leurs rituels respectifs. Quelle différence y a-t-il entre manger une pizza seul devant sa télé ou à table avec des amis ? Est-il important d’avoir un repas en famille ? Quelles sont les occasions où la famille et les amis se réunissent autour d’une table ?

« Dis-moi avec qui tu manges, je te dirai qui sont tes amis. »

Comment dès lors comprendre que Jésus mange avec les gens de mauvaise réputation ? Il est certain que nos parents ne nous auraient jamais permis de faire pareil ! Avec qui ai-je envie de manger ? Qui pourrais-je inviter à ma table ? En nous empêchant de « côtoyer les méchants », nos parents montrent qu’ils craignent la contagion de comportement entre les convives (ils veulent nous éviter les mauvaises fréquentations.) En s’invitant publiquement à manger chez Zachée, Jésus prend le contre-pied de cette crainte : dans cette histoire, c’est le bien et non le mal qui est contagieux ! Reconnu par Jésus, accepté publiquement par lui, Zachée change, devient meilleur !

On pourrait voir que Jésus mange avec différentes personnes (le pharisien, le publicain) ou reprendre la parabole des invités au festin : tous invités à partager la table, qui veut répondre à cette invitation ?

 

Se donner en nourriture sans se faire bouffer ? (service)

De nombreux passage de l’Évangile montrent Jésus nourrissant les foules. Jésus s’inquiète non seulement de sustenter les gens rassemblés (les multiplications de pains) mais aussi de nourrir d’autres besoins que ceux du corps. Face à la foule qui est « comme des brebis sans berger » (Matthieu 9, 36), Jésus s’émeut de le fatigue et du découragement. On peut observer avec les plus grands comment Jésus est attentif à nourrir de nombreux besoins essentiels des gens qu’il rencontre : faim, santé, reconnaissance, espoir,… Et comment il nous invite à être les ouvriers de ce projet (Mt 9, 10).

Donner ce que l’on a (nos biens, notre énergie, notre temps), ce que l’on est (nos talents, notre personnalité) au service de ceux qui en ont le plus besoin, pas un peu, mais jusqu’au bout. « Va, vends tout ce que tu as, donne-le aux pauvres et suis-moi. » (Mt 19, 21) L’appel est radical. À l’image du Maître, les disciples sont invités au service de leurs frères (pensez au lavement des pieds).

Le don, pour Jésus, est sans limite. Ce qu’il donne, ce n’est pas son surplus, c’est sa vie. « Prenez et mangez, ceci est mon corps, donné pour vous. » (Mt 26, 26) En Jésus, l’amour est invincible en ce sens qu’il n’a pas de limite. Rien ne s’oppose au don, même pas la peur (raisonnable, sans doute) de se perdre à trop donner. « En effet, celui qui veut sauver sa vie la perdra ; mais celui qui perdra sa vie pour moi et pour la Bonne Nouvelle la sauvera. » (Mc 8, 35)

On peut découvrir avec les enfants l’image des témoins qui ont fait le choix radical du don total d’eux-mêmes au nom de Jésus. Les grands témoins (Père Damien…), mais aussi, les inconnus qui vivent près de chez nous (la maman qui accueille cet enfant handicapé et lui donne sa vie…)

La nourriture au sens large est ce qui est nécessaire à notre vie (ce qui comble nos besoins essentiels des plus matériels aux plus spirituels). Nourrir les autres, c’est veiller à ce que leurs besoins puissent être (un minimum ?) satisfaits, s’engager à leur service. Se donner en nourriture, c’est consentir à perdre librement ce qui nous est précieux pour l’offrir à celui qui en a besoin.

 

S’agit-il là d’une invitation à la victimisation, à se faire marcher sur les pieds, à « se faire bouffer » ? Certainement pas : « Personne ne me prend la vie, mais je la donne volontairement » dit Jésus. (Jean 10, 18) Le don de soi n’est pas soumission, mais, bien au contraire, liberté totale : libéré non seulement de la tyrannie des autres mais également de nos propres peurs qui nous empêchent de vivre à fond l’essence même de notre être : se donner sans partage.

Pour aller plus loin, lire l’article « Toi d’abord ! » de Laurent Miller.

 

Pas seulement de pain (équilibrer les facettes de l’être humain/gratitude)

Ensuite l'Esprit de Dieu conduisit Jésus dans le désert pour qu'il y soit tenté par le diable. Après avoir passé quarante jours et quarante nuits sans manger, Jésus eut faim. Le diable, le tentateur, s'approcha et lui dit : « Si tu es le Fils de Dieu, ordonne à ces pierres de se changer en pains. » Jésus répondit : « L'Écriture déclare : L'homme ne vivra pas de pain seulement, mais de toute parole que Dieu prononce.  » Matthieu 4, 1-4

« Pas seulement de pain. » Voici deux lectures de cette petite phrase. La première est assez connue : en refusant de transformer les pierres en pain pour se nourrir, Jésus rappelle au Diable que l’homme n’a pas besoin de pain seulement pour vivre, autrement dit qu’il ne se réduit pas à sa part matérielle, animale. On peut voir derrière cette affirmation un refus du réductionnisme matérialisme : oui, l’homme est (ou a ?) un corps, mais il ne s’y réduit pas ; il vit également de rencontres, de réflexions. L’homme se nourrit également de parole.

On peut travailler cet aspect avec les enfants sous plusieurs angles, voici trois approches possibles :

  1. Qu’est-ce qui rapproche l’homme de l’animal et qu’est-ce qui l’en différencie ? Le récit de la Genèse parle également d’une ressemblance et d’une différence entre l’homme et l’animal. Tiré de la même terre, seul l’humain reçoit le souffle de Dieu pour animer sa vie. (Gn 2, 17/19)
  2. Quels sont les besoins qui nous animent ? On peut s’inspirer du travail de Marshall Rosenberg, des listes de besoins émises par l’université de la paix pour se rendre compte que l’homme n’a pas besoin de prendre soin de son corps seulement. On peut travailler avec les enfants des situations d’insatisfaction ou des demandes et essayer d’y retrouver les besoins sous-jacents.
  3. Travailler l’anthropologie suivante : l’homme est composé d’un corps (part matérielle), d’un cœur (part affective) et d’un mental (part intellectuelle). Ces trois facettes s’interpénètrent et s’influencent mutuellement. Elles sont donc à la fois distinctes et solidaires. De nombreuses activités sont possibles dès la première année pour découvrir et travailler cet aspect. (Voir l’article de Laurent Miller à ce sujet)

Attention cependant à l’angélisme : pas SEULEMENT de pain ne permet pas d’affirmer que l’amour suffit pour vivre. Prendre soin de notre corps (et du bien-être matériel d’autrui) est une priorité, mais pas une exclusivité.

 

« Pas seulement de pain » peut se comprendre autrement, si l’on prend la peine de lire l’entièreté de la phrase chez Matthieu. Ce que Jésus oppose, ce n’est pas seulement le pain (matériel) à la parole (relationnelle). Ce que Jésus oppose également c’est le pain, fruit du travail des hommes à la parole de Dieu (créatrice). « Pas seulement de pain », c’est aussi, dans la bouche de Jésus, une manière de refuser l’ingratitude. L’homme ne se suffit pas à lui-même. Tout ce qu’il a, même le fruit de son travail, lui a été donné. L’homme se nourrit de tout ce qui vient de la bouche de Dieu. Et qu’est-ce qui vient de la bouche de Dieu ? Toute la création donnée par la Parole.

Ainsi, cette parole de Jésus devient une parole de gratitude et de confiance : « Je n’ai pas à me faire du pain, Dieu donne la vie et y pourvoit. » Ce qui se vérifie à la fin du texte où des anges viennent servir Jésus.

Avec les enfants, on peut, entre autres, travailler trois aspects de cette réflexion :

  1. L’action de grâce : inviter à regarder le monde, la vie et leur beauté comme un cadeau de Dieu. Inviter voir tout ce qui est reçu et le célébrer dans la joie.
  2. Inviter à réfléchir la vie selon le couple cadeau/responsabilité. Tout ce qui m’a été donné par Dieu, mes parents, mes proches et la nature est cadeau, mais il ne tient qu’à moi d’un faire quelque chose de beau. Si l’on ne travaille pas le grain que la terre produit, il pourrira. Comment y ajouter ma force de travail pour en faire du pain ? Inviter les enfants à percevoir dans leur vie la part « cadeau » et la façon dont ils peuvent prendre ce cadeau en main.
  3. L’aspect écologique : la terre comme un don, c’est un rappel que la planète ne nous appartient pas, qu’elle nous est offerte pour la partager en retour. La solidarité (partage aujourd’hui) et l’écologie (préservation du bien commun pour les générations futures) peuvent donc être habitées d’une dimension théologique profonde.

 

Aliments impurs (intériorisation de la pureté rituelle/exigence éthique)

Et il leur dit : « Êtes-vous donc, vous aussi, sans intelligence ? Ne comprenez-vous pas que rien de ce qui entre du dehors en l'homme ne peut le rendre impur, car cela n'entre pas dans son cœur, mais dans son ventre, et sort ensuite de son corps ? » Par ces paroles, Jésus déclarait donc que tous les aliments peuvent être mangés. Et il dit encore : « C'est ce qui sort de l'homme qui le rend impur. Car c'est du dedans, du cœur de l'homme, que viennent les mauvaises pensées qui le poussent à vivre dans l'immoralité, à voler, tuer, commettre l'adultère, vouloir ce qui est aux autres, agir méchamment, tromper, vivre dans le désordre, être jaloux, dire du mal des autres, être orgueilleux et insensé. Toutes ces mauvaises choses sortent du dedans de l'homme et le rendent impur. » Marc 7, 18-23

La citation de Jésus est assez claire : il n’y a pas a priori d’aliment impur dans le christianisme. On observe très clairement dans ce passage une intériorisation de la pureté/impureté au niveau du cœur de l’homme, entendez, dans le judaïsme, sa volonté. Cette citation de Marc prend place dans un grand ensemble de paroles de Jésus condamnant essentiellement l’hypocrisie. Ce qui est en jeu, ce n’est pas d’interdire les purifications rituelles (de la nourriture ou du corps), mais de dénoncer ceux qui croient « se laver le cœur, rien qu’en se lavant les mains » (comme le dirait Brel !).

L’exigence de Jésus se situe au niveau éthique : lorsque vous pratiquez vos rituels religieux, que disent-ils de la vérité de votre cœur ? On pourrait réfléchir avec les enfants à la signification de nos gestes symboliques et de la nécessité d’une certaine honnêteté dans l’intention lorsqu’on les pose.

 

Cependant, comme le dit Paul : « Tout est permis », dites-vous. Oui, cependant tout n'est pas bon. « Tout est permis », cependant tout n'est pas utile pour la communauté. » (1Co 10, 23). On pourrait revenir avec les enfants sur deux manières de concevoir ce qui est bon/pas bon concernant la nourriture. « Tout n’est pas bon », dit Paul.

  • Premièrement, et de façon assez évidente, sans être interdits pour des raisons religieuses, certains aliments nuisent à notre santé. Le retour à la pyramide alimentaire et aux règles d’hygiène de vie peut donc justifier de nouveaux « interdits alimentaires ».
  • Deuxièmement, dit Paul, « tout n’est pas utile à la communauté », plus loin dans le texte, il insiste encore sur l’intérêt porté aux autres. Se nourrir, c’est consommer, donc avoir une incidence sur la planète, sur le travail de ceux qui ont produit les aliments que j’ingère. « Tout n’est donc pas bon », non pas parce que telle nourriture serait nuisible pour ma santé morale ou physique, mais parce qu’elle nuit à la communauté humaine : terres dévastées, animaux maltraités, travailleurs exploités.

           

Justice sociale (la terre est un de don)

Au service de nos frères, leur donner en nourriture ce dont ils ont besoin, avant tout autre service sacré, telle est l’exigence du Seigneur (Is 1, 15) :

Quand vous étendez les mains pour prier,
je me bouche les yeux pour ne pas voir.
Vous avez beau faire prière sur prière,
je refuse d'écouter, car vos mains sont couvertes de sang.

Lorsqu’on pense à nourriture et Bible, la première évidence qui saute aux yeux est l’exigence profondément juive et chrétienne de justice sociale. Avant toute signification symbolique, la nourriture, c’est d’abord ce qui est nécessaire pour vivre. L’attention du Premier Testament à « la veuve et l’orphelin », le soin apporté à Jésus « aux plus pauvres » ne laissent pas de doute. « C’est à l’amour que vous aurez les uns pour les autres que tous sauront que vous êtes mes disciples. » « J’avais faim, et vous m’avez donné à manger. » (Matthieu 25, 35)

La solidarité humaine exige que nous soyons inquiets et actifs en faveur de ceux qui n’ont pas le nécessaire pour vivre. Cela seul suffit. Mais nous pouvons, si nous le désirons surimprimer à cette exigence éthique une double dimension théologique :

  • Le rappel que la terre appartient au Seigneur et qu’elle est offerte à l’humanité devrait nous empêcher d’accaparer la plus grande part des richesses sans souci de partage. J’ai tant reçu ! J’ai tant à donner ! Lire à ce propos l’article « La terre est un don »[1] d’André Wénin.
  • Dans une perspective profondément chrétienne également, le Christ n’est pas seulement celui qui prend soin du pauvre. Il est le plus pauvre. Nous ne pouvons être généreux « pour faire plaisir au Seigneur » nous le devons pour le frère humain qui est devant nous. Cependant, ce faisant, c’est du Christ dont nous prenons soin (Mt 25, 40).

 

La symbolique de la nourriture dans la Bible

Outre ses fonctions classiques liées à la nutrition, la nourriture, dans la Bible, prend souvent des connotations plus symboliques.

En voici quelques-unes parmi les plus connues…

La symbolique du pain

Dans la culture biblique, le pain est tellement important qu’il recouvre la notion plus générale de « nourriture ».

  • Il est un don de Dieu (Psaume 104, 13-15)
  • Il est image de la sagesse (Proverbes 9,5), de l’intelligence (Siracide 15,3) et de vie (Jean 6, 22-59 et, plus particulièrement le verset 35).
  • Il est aussi, bien évidemment, pour ceux qui le partagent, symbole de communion à quelque chose d’important (Pâque : Exode 12, 8  –  Pâques : Matthieu 26, 26 / Marc 14,22 / Lucc 22, 15-16 ; 19 / 1 Corinthiens 11, 23 b-24 ; 26 a).

La symbolique de la faim et de la soif

De nombreux personnages bibliques ont fait l’expérience de la faim et de la soif et, dans ce manque, ils ont découvert que Dieu était à leurs côtés.

  • Après la sortie d’Égypte, les Hébreux crient vers Dieu à cause du manque de nourriture (Exode 16, 3 ;13-15) et d’eau (Exode 17, 1-6).
  • Dieu subvient aux besoins du prophète Élie (1 Rois 17, 2-16 et 1 Rois 19, 1-8).
  • Jésus ressent la faim (Matthieu 4, 1-4 / Luc 4,1-4).
  • Jésus nourrit la foule qui le suit pour écouter son enseignement (Première multiplication des pains : Matthieu 14, 15-21 / Marc 6, 35-44 / Luc 9, 12-17 / Jean 6, 3-114  –  Seconde multiplication des pains : Matthieu 15, 32-38 / Marc 8, 1-10).

La symbolique de l’huile

L’olivier est un arbre très répandu en Palestine où il est considéré comme un « arbre de vie ». De ses fruits, on tire une huile qui peut avoir de nombreux usages.

  • Elle sert à la préparation des aliments (Exode 29, 23 / 1 Rois 17, 12 ) ;
  • Elle éclaire (Exode 25, 6 / Mt 25, 3) ;
  • Elle soigne (Isaïe 1, 6 / Luc 10,34) ;
  • Elle parfume (Psaume 133, 2  –  Matthieu 26, 6-7 / Marc 14,3 / Luc 7, 36-38 / Jean 12, 3).

Symboliquement, l’huile est signe de richesse (Qohéleth 7,1), de fête (Qohéleth 9,8), de joie (Hébreux 1, 9) et de bénédiction de ceux que Dieu s’est choisi : (1 Samuel 16, 11-13 / 1 Rois 1, 39 / Luc 4, 18). Par opposition, le manque d’huile est signe de deuil (Isaïe 61, 3) ou d’une grande misère (1 Rois 17, 12).

La symbolique du vin

En tournant les pages de la Bible, on se rend compte que le vin y est également souvent mentionné.

Il est, notamment, très souvent associé à la métaphore du repas scellant une alliance (Ancienne : Genèse 26, 30-31 / Exode 29,40 / Isaïe 25,6… et Nouvelle, dans la communion au Christ : Jean 2, 1-11 / Matthieu 26, 27-29 / Marc 14, 23-25 / Luc 22, 17-18 ; 20 / 1 Corinthiens 11, 25-26)

 

Sources principales :