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Article lu sur www.catechese-ressources.com le 16 octobre 2013. Copié ici avec l'aimable autorisation des gestionnaires du site.


Comment dire l'indicible ?

Langage de l'éveil, langage de l'exaltation, langage de la vie

Yves Guillemette ptre  -  26 avril 2012

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Premier d'une série de sept articles présentés en collaboration avec l'édition nationale du Feuillet Paroissial. On y trouve évoqués quelques mots tout simples que les premiers témoins de la résurrection ont dû chercher et trouver pour dire l'indicible. Ce sont « les mots de Pâques ».
On a puisé dans le vocabulaire de tous les jours pour donner la parole au mystère du Christ ressuscité afin qu'il puisse dire et déployer son insondable richesse.

 

Parfois les mots nous manquent

Tombeau - RésurrectionQuand il nous arrive de chercher nos mots, ou d’avoir un mot sur le bout de la langue, c’est peut-être à cause d’un blanc de mémoire, ou bien par ignorance du mot qui désigne l’objet qui est vu.

Mais un événement peut aussi nous sidérer à un tel point que nous ne trouvons pas les mots pour en parler, comme si nous étions devenus muets de stupeur.

Quels sentiments éprouvez-vous quand cela vous arrive? Imaginez ce que cela a pu être pour les premiers témoins du tombeau vide...

Dire l'indicible

La résurrection de Jésus est un événement si inouï que les premiers témoins se sont trouvés bouche bée devant le tombeau ouvert et vide. Ils ne trouvaient pas les mots pour dire l’indicible. Mais il fallait bien les chercher ces mots, qui finiraient par dire la signification de l’événement.

Un long travail de compréhension et de discernement s’est mis en branle dont les premiers résultats apparaissent dans les récits de manifestations du Ressuscité et dans les premières proclamations publiques de la résurrection.

Lors de sa comparution devant le grand Conseil de Jérusalem, Pierre proclame l’Évangile de la mort et de la résurrection de Jésus en ces termes :

Le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob, le Dieu de nos pères a glorifié son serviteur Jésus que nous, vous avez livré et que vous avez renié devant Pilate, alors qu’il était décidé à le relâcher. Mais vous, vous avez réclamé la grâce d’un assassin, tandis que vous faisiez mourir le prince de la vie. Dieu l’a ressuscité des morts : nous en sommes témoins
(Ac 3,13-15).

Le vocabulaire de tous les jours

On trouve dans cette proclamation une combinaison de trois types de langage auxquels on a eu recours pour dire la résurrection : le langage de l’éveil (relever, ressusciter), le langage de l’exaltation (glorification) et le langage de la vie.

On a puisé dans le vocabulaire de tous les jours pour donner la parole au mystère du Christ ressuscité afin qu’il puisse dire et déployer son insondable richesse.

 

Le langage de l'éveil pour dire la résurrection

Celui qui s'était endormi dans la mort est maintenant réveillé

Yves Guillemette ptre  -  26 avril 2012

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Deuxième d'une série de sept articles présentés en collaboration avec l'édition nationale du Feuillet Paroissial. On y trouve évoqués quelques mots tout simples que les premiers témoins de la résurrection ont dû chercher et trouver pour dire l'indicible. Ce sont « les mots de Pâques ».
Le langage de l’éveil appartient aux plus anciennes professions de la foi chrétienne. Il exprime bien l’expérience de la rencontre de Jésus vivant, ressuscité : celui que la mort avait couché est désormais debout.

Des gestes quotidiens

Lever de soleilChaque jour nous nous levons et nous nous couchons. Certaines personnes, les enfants par exemple, éprouvent parfois de la peur à s’endormir, comme si le sommeil était une expérience se rapprochant de la mort, étant donné qu’il entraîne l’abandon du contrôle de ses activités. Au-delà de la nuit, y aura-t-il un réveil?

En revanche, le lever apparaît comme un nouveau départ, une renaissance. Un nouveau jour offre des possibilités insoupçonnées.

Le langage de l’éveil appartient aux plus anciennes professions de la foi chrétienne. Il exprime bien l’expérience de la rencontre de Jésus vivant, ressuscité : celui que la mort avait couché est désormais debout; celui qui s’était endormi dans la mort est maintenant réveillé.

Association sommeil et mort - réveil et vie

Le langage de l’éveil évoque donc l’image du sommeil de la mort, comme l’indiquent ces mots de Paul sur la résurrection des morts : Puisque nous croyons que Jésus est mort et qu’il est ressuscité, de même ceux qui se sont endormis en Jésus, Dieu les emmènera avec lui (1 Th 4,14). Ou ce fragment d’une hymne probablement baptismale : Éveille-toi, toi qui dors, lève-toi d’entre les morts, et sur toi luira le Christ (Éph 5,14).

Ce langage joue sur l’axe mort/vie. Il met l’accent sur la continuité entre le Ressuscité et Jésus qui a vécu avec ses apôtres et qui a été crucifié et mis au tombeau. Dieu est toujours représenté comme l’auteur de la résurrection : c’est lui qui relève Jésus du séjour des morts.

Le langage joue aussi sur l’axe de l’avant/après, et met ainsi l’accent sur la rupture. On obtient une séquence : vie-mort-vie.

En relevant Jésus su séjour des morts, Dieu brise les liens qui enserraient Jésus dans la mort.

Un langage qui n'explique pas tout

Le langage de l’éveil présente le fait de la résurrection, mais il n’explique pas la raison qui a poussé Dieu à agir ni ne donne la signification de l’état nouveau de la vie du Ressuscité. Le langage de la glorification comblera cette lacune.

 

 

Le juste est sauvé de la mort et glorifié par Dieu

Dire la surprise de Pâques

Yves Guillemette ptre  -  09 mai 2012

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Troisième d'une série de sept articles présentés en collaboration avec l'édition nationale du Feuillet Paroissial. On y trouve évoqués quelques mots tout simples que les premiers témoins de la résurrection ont dû chercher et trouver pour dire l'indicible. Ce sont « les mots de Pâques ».
L'un de ces mots nous parle de glorification, mais dans un sens qui dépasse le simple fait de rendre gloire à quelqu'un.

Le pourquoi de la résurrection

Devant le Grand Conseil de Jérusalem, Pierre avait déclaré :

Le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob, le Dieu de nos pères a glorifié son serviteur Jésus que vous, vous avez livré et que vous avez renié devant Pilate, alors qu’il était décidé à le relâcher. Mais vous, vous avez chargé le Saint et le juste (Ac 3,13-14).

Croix / RésurrectionLe langage de la glorification ou de l’exaltation tente de répondre à la question : pourquoi Dieu a-t-il ressuscité Jésus que l’on avait condamné à mort?

La proclamation de la résurrection est toujours liée au rappel de la mort de Jésus, en mettant l’accent sur son innocence : « Vous avez chargé le Saint et le juste ».

La désignation de Jésus comme juste évoque une situation tragique qui a suscité un important développement du concept de la résurrection des morts.

Dieu n'abandonne pas

Le langage de la glorification naît de la conviction que Dieu ne peut abandonner le juste qui a été humilié par ses ennemis, persécuté ou mis à mort. Il en va de la vérité et de la justice de Dieu qui seul peut se prononcer sur la destinée de chaque être humain.

Le personnage du Serviteur souffrant évoqué par le prophète Isaïe est l’exemple le plus éloquent du langage de l’exaltation, en particulier dans le quatrième poème :

Voici que mon serviteur réussira, il grandira, s’élèvera, sera placé très haut (Is 52,13).

Sur la croix Jésus déjà en train de ressusciter

Les chrétiens reconnaîtront dans ce personnage énigmatique du Serviteur de Dieu la figure du Christ que Dieu exalte auprès de lui en le ressuscitant des morts.

L’application au Christ du langage de l’exaltation trouve une de ses plus belles expressions dans l’hymne de la Lettre aux Philippiens (2,7-9) :

Il s’est abaissé, devenant obéissant jusqu’à la mort, à la mort sur une croix. C’est pourquoi Dieu l’a souverainement exalté...

Quant à l’évangéliste Jean, il voit dans l’élévation de Jésus sur la croix un peu au-dessus du sol, une autre élévation, celle où il est attiré vers le Père pour partager sa gloire divine. Sur la croix, Jésus est déjà en train de ressusciter.

Dire la surprise de Pâques

Le langage de l'exaltation dit autrement la prodigieuse surprise de Pâques.

L'exaltation et la résurrection sont les deux faces d'une même réalité : l'affranchissement de Jésus des liens de la mort par la puissance vivifiante du Père. La résurrection de Jésus est le resplendissement de la gloire du Père (Jn 17,4-5).

 

Un incontournable : le mot résurrection

L'événement pascal est porteur d'une grande puissance

Jacques Houle c.s.v.  -  09 mai 2012

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Quatrième d'une série de sept articles présentés en collaboration avec l'édition nationale du Feuillet Paroissial. On y trouve évoqués quelques mots tout simples que les premiers témoins de la résurrection ont dû chercher et trouver pour dire l'indicible. Ce sont « les mots de Pâques ».
L'un de ces mots est celui de résurrection. S'il nous est familier, prend-on toujours la juste mesure de la puissance qu'il évoque?

Un mot presque banal

Le mot résurrection ne nous est pas inconnu. Il en est même presque banal depuis le temps qu'on nous le chante sur tous les tons. Mais au fait, qu'est-ce qu'il veut dire de façon précise? Comment le traduire en termes simples à quelqu'un qui n'en a jamais entendu parler? Comment lever la confusion que même les évangiles entretiennent évoquant la « résurrection » de Lazare ou celle de la fille de Jaïre et ce qui s'est passé au matin de Pâques.

Simple reprise d'une vie antérieure, retour à la vie terrestre, entrée dans un état nouveau... Ce n'est pas facile de trouver le ou les mots qui pourront traduire de façon précise chacune de ces réalités. Or c'est bien ce à quoi les premiers témoins ont été confrontés.

Quand ils écrivent en grec et tentent de décrire ce que le Christ a vécu au lendemain de sa mise au tombeau, ils emploient le verbe : « egeirein ». Il veut dire : réveiller, mettre debout, relever, soulever, faire naître... Les textes nous apprennent que Jésus s'est relevé d'entre les morts.

En latin c'est le verbe « surgere » qui traduit l'action de se lever ou évoque un relèvement, un surgissement. Il aura donné en français le verbe « susciter ». Cependant, même enrichi d'un préfixe - ce qui nous donne le verbe « res-susciter » - il demeure fragile pour traduire tout l'éclat du matin de Pâques.

Un concept bien connu des « géologues »

MontagnesLe mot résurrection est plus éloquent pour traduire l'événement sans précédent qu'a vécu le Christ au lendemain de sa mort. Il est composé d'un préfixe « ré », ce qui implique une reprise et d'un radical « surrection ». Or c'est précisément ce radical qu'il importe de retenir.

S'il nous semble étranger de prime abord, il s'agit pourtant d'un mot bien français, mais connu presque exclusivement des géologues. Il a cependant beaucoup à nous apprendre.

C'est le terme technique qui traduit le bouleversement de la croûte terrestre qui est à l'origine des chaînes de montagnes. Décrivant leur naissance, les géologues parleront de la « surrection » des Rocheuses, de la « surrection » des Alpes.

On imagine facilement la puissance qui ici est en cause, quand on la compare à l'infime déplacement géologique qui a provoqué la destruction du nord du Japon en 2011.

Un mot qui peut faire trembler...

Le même radical se retrouve dans une autre expression qui, cette fois, fait trembler les chefs d'État. C'est le mot « insurrection » évoquant un soulèvement violent vécu de l'intérieur. Pensons à ce qui s'est produit dans le monde arabe.

... et surgir des montagnes

Le Christ a vécu une expérience de « surrection », de « ré-surrection » et c'est ce qu'il nous donne aussi de vivre... Or nous voilà, bien sagement, en train de célébrer sa résurrection et la nôtre. Mais savons-nous en prendre toute la mesure?

L'événement pascal est porteur d'une force « surrectionnelle » et « insurrectionnelle » capable de faire surgir des montagnes et d'engendrer une révolution. À nous d'en rendre compte.

 

 

Les apparitions du Ressuscité

Le Christ prend l'initiative de se faire voir

Yves Guillemette ptre  -  24 mai 2012

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Cinquième d'une série de sept articles présentés en collaboration avec l'édition nationale du Feuillet Paroissial. On y trouve évoqués quelques mots tout simples que les premiers témoins de la résurrection ont dû chercher et trouver pour dire l'indicible. Ce sont « les mots de Pâques » ...
... des mots qui veulent rendre compte d'une expérience comme celle de la rencontre du Ressuscité. C'est ce qui se cache sous ce qu'ils ont appelé les apparitions.

Le Christ ressuscité s'est manifesté
L'incrédulité de Thomas
L'incrédulité de Thomas
Le Caravage, Bildergalerie, Potsdam-Sanssouci

La plupart des passages d’évangile qui concernent la résurrection de Jésus racontent la découverte du tombeau ouvert, la constatation de l’absence du corps du crucifié et le message d’un ange qui proclame la résurrection.

Ces éléments seraient incomplets sans une manifestation du Ressuscité, nécessaire pour saisir la réalité du Christ vivant et fonder le témoignage des apôtres.

Il s'est donné à voir

Nous remarquons dans ces récits l'emploi de trois verbes différents. On dit le plus souvent que Jésus se tient au milieu de ses disciples (Lc 24,36; Jn 20,19), ou qu'il se manifeste à eux (Lc 24,34). Dans ce dernier cas, la traduction littérale du texte donnerait il s'est fait voir, ou il s'est donné à voir.

On rencontre cette forme verbale dans une liste d'apparitions que Paul énumère dans 1 Co 15,6-8 : Jésus est apparu à Pierre, à 500 frères à la fois, à Jacques et enfin à lui-même. Il en est de même pour l'ange qui apparaît à Zacharie (Lc 1,11), pour les langues de feu qui se posent sur les apôtres (Ac 2,3) pour Moïse et Élie à la transfiguration (Mt 17,3) pour Yahvé qui apparaît dans le buisson ardent (Ex 3,2).

D'abord une révélation

Chaque fois que cette expression il s'est donné à voir est utilisée pour désigner une apparition du Ressuscité, l'accent n'est pas mis sur la personne qui a une perception sensorielle de la vision. L'accent est plutôt mis sur le Christ qui est le sujet de l'action : c'est lui qui prend l'initiative de se faire voir.

De plus, on ne mentionne jamais la réaction de la personne qui bénéficie de l'apparition. D'ailleurs y a-t-il un type de vision humaine qui serait adéquate pour saisir la présence du Seigneur ressuscité dans un corps, une corporéité transfigurée par la gloire de Dieu?

Tout porte à croire que l'usage de la forme verbale il s'est donné à voir associe l'apparition à une révélation que le Christ donne de lui-même et que les disciples accueillent par un acte de foi.

 

Élevé auprès du Père

Le Christ partage la vie et la puissance du Père

Yves Guillemette ptre  -  30 mai 2012

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Sixième d'une série de sept articles présentés en collaboration avec l'édition nationale du Feuillet Paroissial. On y trouve évoqués quelques mots tout simples que les premiers témoins de la résurrection ont dû chercher et trouver pour dire l'indicible. Ce sont « les mots de Pâques ».
Ce n'est pas simple de vouloir rendre compréhensible ce que le Christ est devenu après sa résurrection. On parle alors d'élévation, d'exaltation et même d'ascension...

Jésus serait-il un exalté?
Les disciples et l'ascension du Christ
Les disciples et l'ascension du Christ

Dans le langage courant, dire d’une personne qu’elle est exaltée n’est habituellement pas un compliment. Son état d’esprit paraît s’élever au-dessus de l’ordinaire, s’exciter, se passionner pour un rien. L’exaltation est souvent synonyme d’emballement, d’emportement, d’enthousiasme démesuré.

Quand les théologiens du Nouveau Testament disent que Jésus a été exalté, ils ne pensent pas à ces significations. Le mot exaltation est synonyme pour eux d’élévation, de glorification. C’est la théologie qui se trouve dans cette hymne ancienne de Ph 2,9-11 :

C’est pourquoi Dieu l’a surexalté et lui a conféré le Nom est au-dessus de tout nom, afin qu’au nom de Jésus tout genou fléchisse, dans les cieux, sur la terre et sous la terre, et que toute langue confesse que le Seigneur, c’est Jésus Christ à la gloire de Dieu le Père.

De son côté, saint Jean, quand il voit Jésus élevé sur la croix, croit que le Fils est exalté par le Père et siège à sa droite.

Une approche plus visuelle...

On admettra que cette manière de comprendre la nouvelle réalité du Ressuscité, vivant dans la communion du Père, est un peu abstraite.

L’évangéliste Luc aborde la même réalité avec une approche plus visuelle. Dans son évangile, l’Ascension a lieu le soir de Pâques tandis que dans les Actes, elle se produit après 40 jours de formation des disciples à la mission.

Mais dans les deux cas, l’Ascension, avec son mouvement de montée vers le ciel, n’est rien d’autre que la mise en récit de l’exaltation de Jésus auprès du Père.

Des images qui parlent

Nous avons ici la visualisation d’un langage théologique. Le récit de l’Ascension est une théophanie, une manifestation divine.

La nuée (ne pas confondre avec le nuage des peintres, qui sert d’ascenseur pour atteindre le ciel qui se situe au-delà du firmament) est un symbole biblique ayant une double fonction : il révèle la présence de Dieu en même temps qu’il le dissimule au regard des hommes.

Luc veut nous dire par cette image que Jésus est enveloppé de la gloire de Dieu, qu’il partage la vie et la puissance du Père, qu’il vit pleinement de l’Esprit qui s’est posé sur lui à son baptême.

 

 

Pourquoi chercher le Vivant parmi les morts?

Appelés par le Ressuscité dans une vie de communion avec Dieu

Yves Guillemette ptre  -  08 juin 2012

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Septième d'une série de sept articles présentés en collaboration avec l'édition nationale du Feuillet Paroissial. On y trouve évoqués quelques mots tout simples que les premiers témoins de la résurrection ont dû chercher et trouver pour dire l'indicible. Ce sont « les mots de Pâques ».
Tous ceux-ci qui évoquent la vie disent on ne peut mieux ce qu'est devenu Jésus ressuscité.

Le langage de la vie

SoleilLe langage de la vie est celui auquel nous sommes probablement le plus sensibles, car il nous rejoint dans notre expérience d'être nous-même des vivants, conscients de la durée limitée de notre vie sur terre, habités par le désir de vivre au-delà de la mort physique.

Par lui et avec lui

Le langage de la vie a le mérite de nous dire l'état actuel de Jésus ressuscité, vivant dans la gloire du Père. Il nous permet aussi d'espérer que, baptisés dans la mort du Christ, nous sommes aussi solidaires de sa résurrection afin de vivre par lui et avec lui.

Paul écrit à ce sujet :

Si nous sommes morts avec le Christ, nous croyons que nous vivons aussi avec lui, sachant que le Christ une fois ressuscité des morts ne meurt plus, que la mort n'exerce plus de pouvoir sur lui. Sa mort fut une mort au péché, une fois pour toutes; mais sa vie est une vie pour Dieu. Et vous de même, considérez que vous êtes morts au péché et vivants pour Dieu dans le Christ Jésus (Rm 6,8-11).

Le choix de vivre

Il faut comprendre que le péché est une notion plus large que les péchés ou les fautes que nous commettons. Le péché est au centre d'un combat intérieur à la conscience, où l'homme doit choisir comment orienter sa liberté : soit vers la confiance et la communion avec Dieu, soit vers le repli sur soi par méfiance envers Dieu.

Le mal et le péché ne sont plus une fatalité

Jésus a passé sa vie à libérer les êtres humains de l'esclavage du péché. Jésus entraîne le péché dans sa mort, car celle-ci résulte d'une vie donnée par amour envers et contre la malice humaine. En le ressuscitant des morts, Dieu a donné son coup de mort au péché.

Le mal et le péché ne sont pas une fatalité qui pousserait les êtres humains à abdiquer leur espérance et à renoncer à l'amour. Rendus solidaires du Christ par notre baptême dans sa mort et sa résurrection, nous sommes frappés nous aussi par ce coup de mort asséné au péché et nous sommes entraînés par l'éternel Vivant dans une vie de communion avec Dieu.

 

 

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