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Le document qui suit est une compilation de textes qui veut faire resortir l'incompatibilité entre les thèse de l'intelligent design et les connaissances scientifiques actuelles. J'y ai mêlé des extraits d'un internaute qui vulgarise les thèse Darwin sur blog à des extraits de Jean Rostand et Jacques Monod


Questions pour entrer dans les textes :

Lis le texte de Crovax qui synthétise les thèses de Darwin. Par la suite, j’ai illustré les propos des penseurs par son explication.

1.   Quelle est l’origine de la vie ? Explique l’expression « liberté absolue mais aveugle ».
2.   Que signifie qu’il n’y a pas de différence qualitative entre les animaux et les humains ?
3.   Quel lien peut-on faire entre les réponses 1 et 2 ?
4.   Quelle conclusion peut-on tirer de ces réponses pour la religion ?
5.   Pourquoi Monod refuse-t-il de croire en Dieu ?

 

Théorie de l'évolution

(Crovax, http://atheisme.free.fr/Contributions/Theorie_evolution.htm)

Les variations :

Elles sont ordonnées aléatoirement, à travers des mutations hasardeuses. Ces modifications du code génétique étant accidentelles, un changement de la sorte peut être bénéfique pour l'individu, comme il peut être néfaste. De nombreux exemples de mutations ont été étudiés en laboratoire et on sait qu'ils se produisent spontanément.

La sélection naturelle :

Les individus les moins adaptés peinent à survivre, donc à se reproduire. Les mieux adaptés se reproduisent davantage. La vie n'est qu'une lutte pour le plus fort, pour le plus adapté. Plusieurs exemples de sélection naturelle ont été observés. Voici un exemple des plus célèbres : Dans la région de Manchester en Angleterre subsiste une espèce de papillon appelée phalène du bouleau. Ce papillon est blanc et se pose sur les troncs des bouleaux afin de se protéger de ses prédateurs en se camouflant. Mais en 1849, avec le développement des industries dont la pollution noircit l'écorce des bouleaux, apparaît une espèce de phalène qui est noire. Ainsi dans leur nouvel environnement, les phalènes noirs en se posant sur les troncs des bouleaux sont mieux camouflés que leurs collègues blancs. C'est ainsi que l'on a pu observer une recrudescence de la population de phalènes noirs et une quasi-disparition des phalènes blancs.

L'héritabilité :

Les caractères acquis lors des mutations peuvent être héréditaires. Cela a déjà été observé maintes fois dans les laboratoires.

 

II - L'évolution est un fait :

L'honnête homme qui observe librement le monde, loin de tout dogmatisme religieux ne peut que conclure à la théorie de l'évolution. Plusieurs faits se rapportent en sa faveur. L'évolution est la seule manière d'expliquer :

  • Les apparitions et les disparitions d'espèces au cours des temps géologiques.
  • Le phénomène de complexification du vivant ; plus une espèce est récente plus elle est complexe comparée à ses ancêtres.
  • La diversité des créatures mêlée à une forte unité sous-jacente.
  • La répartition géographique des espèces terrestres (tous les singes à queue préhensile en Amérique du Sud, tous les marsupiaux en Australie, tous les lémurs à Madagascar, aucun ours en Afrique etc...)
  • L'existence d'organes vestigiaux ou organes inutiles qui sont des vestiges, des 'restes' de lointains ancêtres appartenant à une autre espèce. (Chez l'homme l'appendice ou encore le reste d'appendice caudal au niveau du coccyx avec des muscles atrophiés qui servaient à nos ancêtres les singes à bouger leur queue. Que voulez vous que nous fassions de muscles atrophiés?)
  • Les imperfections de la nature (l'oeil humain possède des défauts de fabrication que l'on ne retrouve pas chez un animal tel que la pieuvre par exemple.
  • Les lignées de fossiles avec une modification progressive du squelette avec le temps.

 


 

Le hasard et la nécessité

(J. Monod, Le Hasard et la nécessité, Paris, Seuil, 1970, p. 127.)

Nous disons que les altérations sont accidentelles, qu’elles ont lieu au hasard.1 Et puisqu’elles constituent la seule source possible de modification du texte génétique, seul dépositaire à son tour des structures héréditaires de l’organisme ; il s’ensuit nécessairement que le hasard seul est la source de toute nouveauté, de toute création dans la biosphère. Le hasard pur, le seul hasard, liberté absolue mais aveugle, à la racine même du prodigieux édifice de l’évolution : cette notion centrale de la biologie moderne n’est plus aujourd’hui qu’une hypothèse, parmi d’autres possibles ou moins concevables. Elle est la seule compatible avec les faits d’observation et d’expérience. Et rien ne permet de supposer (ou d’espérer) que nos conceptions sur ce point devraient un jour être révisées.

 

« Il est impossible qu'une créature telle que l'homme aie été créée par hasard » : Faux : (Crovax)

De nombreux créationnistes utilisent cet argument afin de 'réfuter' la théorie de l'évolution ; elle leur semble invraisemblable car sa probabilité semble infime. Ceux qui pensent qu'une créature telle que l'homme ne peut se créer par hasard ont raison. Mais ils oublient une chose dans leur élan, c'est que la sélection naturelle est ce que l'on appelle une sélection cumulative. En effet, si l'homme ne peut pas avoir été créé par un hasard pur, ils jettent le bébé avec l'eau du bain car la sélection naturelle CONSERVE les traits favorables au cours du temps. Par exemple, il faudra beaucoup plus d'essais, en général, pour obtenir cinq six avec cinq dés si on relance les cinq dés à chaque essai, mais cela est différent si à chaque fois que l'un des dés ou plusieurs d'entre eux indique six, on le conserve et on rejette les dés restants. Un simple calcul mathématique nous montre qu'obtenir cinq six avec la seconde méthode est environ 370 fois plus rapide que d'obtenir cinq six d'un coup, par pur hasard, sans sélection.

 


 

L’athéisme scientifique

(Jean Rostand, Pensées d'un biologiste)

On épure Dieu, on le simplifie, on le dépouille, on accepte son silence et son oisiveté. On consent que tout se passe ici-bas comme s'il n'était pas. On lui demande simplement de garder son nom.5 […]

Ne pas croire qu'une chose existe parce qu'il serait trop horrible qu'elle n'existât pas. Il n'y a pas de preuve par l'horrible. […]

Les processus aveugles et désordonnés qui l'ont conçu [l'homme] ne recherchaient rien, n'aspiraient à rien, ne tendaient vers rien, même le plus vaguement du monde. Il naquit sans raison et sans but, comme naquirent tous les êtres, n'importe comment, n'importe quand, n'importe où. La nature est sans préférences, et l'homme, malgré tout son génie, ne vaut pas plus pour elle que n'importe laquelle des millions d'autres espèces que produisit la vie terrestre.2

 

Entre l’homme et les animaux, il n’y a pas une différence d’ordre qualitative mais quantitative. (Crovax)

Au niveau génétique, morphologique et mental, on ne constate pas de différence qualitative entre l’homme et les autres espèces animales (en particulier celles qui sont les plus proches, comme les grands singes). L’éthologie, qui étudie le comportement animal, a montré que des aptitudes telles que la conscience de soi, la capacité d’abstraction, le rire, le suicide, le langage symbolique, l’empathie, l’altruisme désintéressé et la spiritualité semblaient se manifester chez de nombreuses espèces animales (évidemment, on peut toujours douter que les aptitudes en question soient vraiment en cause dans les cas rapportés ; mais nous sommes convaincus que les autres êtres humains possèdent réellement une conscience d’eux-mêmes, sans pourtant en avoir de preuves plus directes que celles qu’on observe chez les animaux) (De Waal, 2001 ; Lestel, 2001).